Vous êtes ici

Revue du programme conjoint UNFPA – UNICEF pour l’accélération de l’abandon des Mutilations Génitales Féminines (MGF)

Durant deux jours, les partenaires du programme conjoint UNFPA-UNICEF pour l'accélération de l'abandon des Mutilations Génitales Féminines (MGF) se réunissent à Ouagadougou. Leur objectif est de réaliser une revue finale de la première phase du Programme, 2009-2013, afin de tirer les leçons pour mieux conduire la seconde phase qui aura lieu de 2014 à 2017.

Album de la revue 
Discours du Représentant du représentant de l'UNFPA

Le programme conjoint UNFPA-UNICEF pour l'accélération de l'abandon des MGF/E est une initiative de l'UNFPA et de l'UNICEF en vue d'accompagner le gouvernement du Burkina Faso dans la mise en œuvre du plan d'action national tolérance zéro aux mutilations génitales féminines. C'est ainsi que de 2009 à nos jours, un plan de travail annuel est régulièrement élaboré et mis en œuvre avec l'ensemble des parties prenantes.

L'année 2013 coïncidant avec la fin de la mise en œuvre de la première phase du programme, la tenue d'une rencontre bilan se justifie par l'opportunité qu'elle offre aux acteurs concernés d'évaluer les progrès réalisés, d'échanger sur les difficultés rencontrées, les leçons apprises avec la réalisation des activités et les défis à relever pour l'atteinte des objectifs.

Durant cette première journée de travail, certains résultats déjà obtenus ont été partagé tels que

  • 241 animateurs relais des réseaux et 900 membres de noyaux relais ont été outillés pour une meilleure connaissance des textes de loi contre la pratique des MGF/E.
  • En termes d'application de cette loi, le programme conjoint a contribué sur l'ensemble du territoire national àl'enregistrement de 117 dénonciations de cas d'excision et à la condamnation de 192 personnes dont 38 exciseuses et 154 complices de 2009 à 2013.
  • 235 acteurs de la chaine pénale (magistrats, policiers, gendarmes) ont été dotés de connaissances sur des thèmes relatifs au MGF/E grâce au programme conjoint.
  • 305 communautés villageoise se sont engagées à abandonner la pratique de l'excision en faisant des déclarations publiques.
  • 2188 dirigeants et parties prenantes communautaires (leaders associatifs, coutumiers, religieux et politiques) se sont officiellement engagés à dire non à l'excision (cf. image : Cérémonie d'abandon de la pratique de l'excision dans un village du Burkina Faso).
  • 15 radios communautaires travaillant en réseau sont renforcées et participent à la mise en œuvre du programme.
  • 40 agents de 11 structures de santé des régions du Centre, du Plateau Central et du Centre Nord ont bénéficié de formations sur les techniques de réparation des séquelles de l'excision.
  • 272 filles/femmes ont bénéficié de la réparation des séquelles de l'excision dans les 3 régions.
  • Les capacités de 80 CSPS du Sanmatenga et du Ganzourgou ont été renforcées pour l'intégration des activités de prévention des MGF dans les services de soins pré natals et néonatals.
  • Le Réseaux Burkinabé des Organisations Islamiques en Population et Développement, qui compte 12 associations islamiques, a produit et diffusé un guide de sensibilisation en arabe sur l'islam et l'excision.
  • Concernant la lutte contre la pratique transfrontalière, l'UNFPA s'est engagé à soutenir le projet conjoint Burkina Faso / Mali de lutte contre la pratique transfrontalière des MGF / excision lancé en 2011 à Finkolo (Hèrèmakono) au Mali.
  • Le collectif Djiguiya du Burkina Faso et l'ONG APIB du Mali sont engagés dans les actions communes pour la promotion de l'abandon de l'excision.

Aussi, suite à l'évaluation de la première phase de mise en œuvre du programme conjoint, la revue annuelle qui s'est tenue du 21 au 26 octobre à Rome, a  décidé de la mise en œuvre d'une seconde phase dans dix sept (17) pays africains couvrant la période 2014-2017. C'est l'occasion donc pour les acteurs de mise en œuvre du programme conjoint d'envisager les perspectives pour l'année 2014 dans le cadre de cette seconde phase.

 

 

Allocution du Représentant du

Représentant de l'UNFPA au Burkina Faso

À l'occasion de la revue finale de la première phase du PC-MGF/E 2009- 2013

Ouagadougou,  le 17 décembre  2013

Madame la Secrétaire Permanente du Conseil National de Lutte contre la Pratique de l'excision

Mesdames et Messieurs les Directeurs Provinciaux de l'Action Sociale,

Mesdames et Messieurs les Représentants des ONG et Associations,

Chers partenaires,

Mesdames et Messieurs.

Permettez-moi,  au nom du Représentant de l'UNFPA au Burkina Faso, d'adresser au Gouvernement du Burkina Faso mes vifs remerciements pour  l'excellente coopération qu'il entretient avec notre institution dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie des populations burkinabè.

La présente revue m'offre l'opportunité, de féliciter tous les acteurs du programme conjoint UNFPA/UNICEF pour l'accélération de l'abandon des MGF/E, qui travaillent chaque jour sans relâche afin de contribuer au bien-être des filles et des femmes.

La réalisation de cette revue, en fin de la première phase du programme conjoint est importante parce qu'elle est consacrée au bilan des actions de cinq année de mise en œuvre du programme.

Elle constitue donc un tournant décisif et offre l'opportunité aux acteurs de mise en œuvre d'évaluer les progrès réalisés de 2009 à 2013, d'échanger sur les difficultés rencontrées, les leçons apprises et les défis à relever pour aborder la seconde phase du programme en vue de l'atteinte de l'ensemble des résultats à l'horizon 2017.

En attendant les différentes présentations qui vont suivre, j'ai l'opportunité de relever  quelques résultats significatifs obtenus sur la période 2009-2013.

Au niveau de l'application de la loi, 241 animateurs relais des réseaux et 900 membres de noyaux relais ont été outillés pour une meilleure connaissance des  textes de loi (N° 043/96/ADP du 13- 11- 96) contre la pratique des MGF/E et 124 complices et auteurs ont été condamnés.

Au titre de la mobilisation sociale 305 communautés villageoises se sont engagées à travers des déclarations publiques à abandonner les Mutilations Génitales Féminines.

Sur les questions de l'intégration MGF/SR, plus de 200 jeunes filles ont bénéficié de réparations des séquelles de l'excision.

Dans le cadre des actions au niveau transfrontalier, l'UNFPA s'est engagé à soutenir le projet conjoint Burkina Faso/Mali de lutte contre la pratique transfrontalière des MGF/ excision lancé en 2011 à Finkolo  (Hèrèmakono) au Mali.

A ce jour, sur un total de 1 391 273 de dollars de ressources mobilisées par l'UNFPA et l'UNICEF, plus de 1 299 227 de dollars ont été dépensés soit un taux d'absorption de 93%.

Ces quelques résultats montrent que des progrès ont été réalisés. Cependant, ils ne doivent pas cacher les difficultés et contraintes que le programme connaît. Il s'agit entre autre, du démarrage tardif de la mise en œuvre des plans de travail annuels.  Il s'agit aussi des contraintes liées à la mise à disposition des fonds et de leur justification.

Je reste convaincu que cette rencontre permettra de mettre en exergue les leçons apprises de la première phase du programme pour bâtir les actions de la seconde phase.

A cet effet, je voudrais inviter tous les acteurs du programme à faire de cette revue une réussite. Soyez rassuré que l'UNFPA, dans le cadre de son mandat, continuera d'accompagner les autorités du Burkina Faso dans leur combat pour l'amélioration de la qualité de vie des populations. Dans ce cadre, l'UNFPA reste disponible pour apporter l'appui technique et financier nécessaire dans la limite des ressources disponibles, pour faire de l'atteinte des résultats du programme d'ici 2017 une réalité.

Je souhaite plein succès aux travaux de la revue.