La Semaine Nationale de la Culture (SNC) du Burkina Faso est un événement culturel majeur créé en 1983, afin de valoriser le potentiel culturel national. Au fil du temps, cette biennale qui se tient à Bobo Dioulasso, s’est imposée comme un rendez-vous incontournable, au même titre que le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO).
Pour le Fonds des Nations Unies pour la population (l'UNFPA), la culture représente un héritage commun et un facteur de renforcement de la cohésion sociale et de la paix. Il en est de même pour le sport, qui est un facteur de rassemblement, de discipline et de développement personnel. Au-delà, la culture et le sport représentent des moyens de promouvoir la santé sexuelle, reproductive et de transformer les normes sociales néfastes.
La culture, tremplin par excellence pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les VBG !
C’est donc pour concrétiser une fois de plus cette vision chère à l’organisation et partagée par le Gouvernement du Burkina Faso, que l’UNFPA a soutenu très activement cette 22ème édition, dont le thème était : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Ce thème souligne l'accent sur le rôle de la culture comme pilier de la résilience et sur la nécessité de transmission des valeurs sociales endogènes et savoirs ancestraux ancrés aux nouvelles générations. Pour sa deuxième participation à la SNC, l’UNFPA a marqué sa présence, à travers non seulement un appui institutionnel, mais aussi par l’octroi de deux prix spéciaux, le déploiement d’une clinique mobile et la mobilisation des Ambassadeurs QG Jeunes, pour sensibiliser les festivaliers. Plus de 6 500 personnes ont reçu des informations sur les questions de Santé sexuelle et de la reproduction et les violences basées sur le Genre et ont été encouragées à aller consulter sur le site de la clinique mobile, car « S’informer c’est se Protéger – Agir, c’est se Respecter »; comme le disent les jeunes Ambassadeurs.
« Je suis venue faire un test de dépistage IST. Je suis aux bons soins de la sage-femme et ce sera en même temps l’occasion pour moi de recevoir le vaccin contre l’hépatite ».
L’accès aux services et soins en Santé Sexuelle et Reproductive par la clinique mobile a permis de satisfaire les besoins de 1 678 personnes dont 485 en Planification familiale, 118 consultations gynécologiques, 250 tests d’hépatite B, 117 tests de VIH et d’IST et 118 dépistages de lésion précancéreuses du col de l'utérus. Mariétou, 32 ans est venue consulter « Je suis venue faire un test de dépistage IST. Je suis aux bons soins de la sage-femme et ce sera en même temps l’occasion pour moi de recevoir le vaccin contre l’hépatite ».
Des prix spéciaux artistiques et sportifs pour ne Laisser Personne de Côté
Dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique avec le Ministère des sports, de la Jeunesse et de l’Emploi et fidèle à sa volonté de Ne laisser Personne de Côté, l’UNFPA a décerné deux prix spéciaux d’une valeur de 500 000 F CFA chacun, dont un à une lauréate de la compétition lutte traditionnelle féminine dans la catégorie pool Jeune et un autre prix spécial à un lauréat en situation de handicap dans la catégorie Arts du spectacle. Ces prix distinguent non seulement des performances remarquables, mais également des valeurs fortes telles que le leadership, la combativité, le fair-play, la résilience et surtout l’inclusion, en offrant à chaque jeune, fille comme garçon, y compris aux personnes en situation de handicap, l’opportunité de s’exprimer et de briller par leur savoir faire et à laisser une empreinte durable à travers la culture.
Parmi les 1 762 compétiteurs du Grand Prix national des arts et des lettres, KAFANDO Awoulatou, jeune lutteuse de 17 ans et Kouakou NIGNAN, artiste traditionnel et handicapé visuel, ont réussi à tirer leur épingle du jeu et se sont vus décernés les prix spéciaux du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi et de l’UNFPA. « Je remercie le Ministère et l’UNFPA d’avoir pensé aux personnes en situation de handicap. Cela nous confirme que nous avons bel et bien notre place dans tous les domaines, y compris la culture, qui appartient à tous », a déclaré KOUAKOU NIGNAN.
À travers cette initiative, l’UNFPA réaffirme son engagement à promouvoir une société inclusive, où chaque talent compte, où les différences sont valorisées, et où la jeunesse, dans toute sa diversité, est au cœur du développement culturel et social.
