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Chaque année, près de 350 000 femmes perdent la vie pendant leur grossesse ou lors de l’accouchement et environ 2 millions de nouveau- nés meurent dans les 24 premières heures de leur existence et 2,6 millions de mort-nés sont enregistrés.
Nous ne devons pas percevoir ces données comme de simples statistiques mais comme des tragédies individuelles, des pertes pour notre société et notre économie. L’Organisation des Nations Unies, les acteurs dans le domaine de la santé maternelle et néonatal et nombre d’institutions œuvrant pour la santé de la mère et du nouveau-né, ont estimé qu’il était urgent plus que jamais d’agir pour prévenir l’une des plus graves tragédies des femmes qui est de mourir en donnant la vie.
C’est dans cette dynamique qu’ils ont convenu de faire le point de la pratique du métier de sage-femme dans 58 pays où se produisent 91% des décès maternels survenant dans le monde. Ce rapport intitulé: « La Pratique de la sage-femme dans le monde en 2011 : Thème Naissances réussies, vies sauvées. » a été présenté au Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes en juin dernier à Durban en Afrique du Sud. Ce rapport qui est une première dans le monde, porte sur l’instant critique de l’accouchement où la mère et l’enfant sont entre la vie et la mort. Le rapport contribue à mesurer les efforts déployés, les actions menées et les résultats atteints dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.
A l’instar du des autres pays, le Burkina Faso a procédé au lancement du rapport sur « La pratique de la sage-femme 2011: Naissances réussies, vies sauvées » le jeudi 24 novembre 2011 à Ouagadougou dans la salle de conférence de Splendid Hôtel. Cette cérémonie a été présidée par : le Secrétaire Général du Ministère de la Santé, Dr Souleymane Sanon, en la présence de Dr Djamila Cabral, Représentante de l’OMS, Pr Bibiane Koné, Gynécologue (Fondatrice de la Clinique André Koné), personne ressource, Dr Djénéba Sanon, Directrice DSME (Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant), Dr Mamadou Kanté, Représentant de l’UNFPA.
La cérémonie a débuté par une pièce théâtrale très poignante sur le sujet de la mortalité infantile et néonatale. Ensuite, s’en ait suivi, la présentation du rapport par Dr Djénéba Sanon, Directrice DSME. Le rapport, à travers des données et des informations récentes, dégage les problèmes communs aux différents pays et met en évidence les mesures à prendre pour améliorer les connaissances et les compétences de la pratique du métier de sage-femme afin de contribuer à l’atteinte des objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le Développement portant respectivement sur la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle) du Millénaire pour le développement.
Prenant la parole, Dr Mamadou Kanté, Représentant de l’UNFPA, a dans son discours témoigné de l’engagement de l’UNFPA à œuvrer à la mise en place d’un système de santé fonctionnel disposant d’un personnel qualifié, en particulier pour les soins obstétricaux et néonatals.
Pour son allocution, Dr Souleymane Sanon, Secrétaire Général du Ministère de la Santé, a réaffirmé l’engagement du gouvernement du Burkina à persévérer mettre en œuvre les nombreuses initiatives (gratuité de soins prénatals, la subvention des accouchements et des Soins Obstétricaux et Néonataux d’urgence, etc.) afin d’améliorer les indicateurs de santé maternelle et néonatale qui se trouvent actuellement à des niveaux inacceptables.
Sur ce, il a déclaré « lancé » le rapport sur la pratique du métier de sage-femme dans le monde en 2011 au Burkina.
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