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Les dirigeants du monde s’engagent à intensifier les efforts pour assurer aux femmes santé, droits, égalité

25 septembre 2014

ORGANISATION DES NATIONS UNIES, New York, 22 septembre 2014 - Plus de 120 présidents, chefs de gouvernement, ministres et hauts fonctionnaires venus du monde entier ont aujourd'hui réaffirmé l'appui politique résolu de leurs pays à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), de portée historique.

Au cours de la CIPD, tenue au Caire en 1994, 179 États se sont mis d'accord sur un Programme d'action de 20 ans qui incluait une vision nouvelle et hardie des rapports entre population, développement et bien-être individuel. Le Programme d'action a reconnu que la population n'était pas une affaire de nombres, mais de personnes, et que l'égalité sociale, économique et politique, notamment la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, constituait la base du bien-être individuel, du ralentissement de la croissance démographique, et du développement durable.

S'adressant à la session extraordinaire tenue aujourd'hui par l'Assemblée générale des Nations Unies sur le suivi de la CIPD au-delà de 2014, les dirigeants du monde sont convenus que la CIPD avait tout autant d'importance aujourd'hui qu'en 1994. Ils ont aussi pris note des progrès considérables réalisés vers cet objectif au cours des deux dernières décennies, en particulier s'agissant de réduire la pauvreté, d'améliorer la santé maternelle et de faire valoir l'éducation des filles. Toutefois, ont-ils ajouté, il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la qualité de vie de tous.

La conférence du Caire a marqué "un tournant mondial", a déclaré Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, dans sa déclaration d'ouverture de la session extraordinaire. "Son Programme d'action a été construit sur des principes fondamentaux affirmant que le développement devait être axé sur l'être humain. Il a aussi souligné l'intérêt d'investir dans les femmes et les filles. Et il a affirmé l'importance de la santé sexuelle et reproductive et des droits de la reproduction."

"Le monde a reconnu au Caire que, lorsque les femmes et les filles reçoivent l'éducation qu'elles méritent, les sociétés sont plus productives", a ajouté M. Ban. "Quand leurs droits sont protégés, les sociétés sont plus justes. Et quand elles sont mises en mesure de déterminer leur propre avenir, les sociétés deviennent plus fortes."

Le Secrétaire général de l'ONU a également applaudi l'UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population, "pour diriger notre élan collectif en vue de transposer le Programme d'action du Caire en un changement significatif pour un si grand nombre".

Le mandat du Caire a défini en termes réels le principe du développement axé sur l'être humain et "changé à jamais la manière dont nous percevons la population et le développement", a déclaré le Dr. Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif de l'UNFPA. "Il a déplacé l'accent mis sur le nombre des êtres humains vers leurs vies, leur bien-être et leurs droits. Le Caire a garanti qu'un principe fondamental du développement serait d'assurer à tous la dignité et la jouissance des droits humains en tant que moyen d'atteindre nos objectifs communs."

Au cours des 20 dernières années, a dit le Dr. Osotimehin, "nous avons vu des centaines de millions de personnes échapper à la pauvreté, la parité entre les sexes dans l'enseignement primaire, moins de femmes mourir en donnant la vie et davantage de femmes entrer dans la population active. Ces avancées montrent ce que peut être la puissance d'un développement fondé sur la dignité et les droits humains." Cependant, a-t-il ajouté, "nous avons encore un long chemin à parcourir. Notre monde est de plus en plus inégal et, beaucoup trop souvent, ce sont les femmes et les filles qui en font les frais."

"Nous ne pouvons parler de développement durable sans veiller à ce que les besoins des jeunes soient satisfaits, que nous exprimions leurs aspirations, que nous leur fassions une place dans la prise de décisions", a déclaré le Dr. Osotimehin. "Nous ne pouvons parler de développement durable sans conférer aux femmes l'autonomie, sans combattre l'inégalité entre les sexes, la discrimination et la violence. Nous ne pouvons parler de développement durable sans veiller à ce que tous jouissent de la santé sexuelle et reproductive et des droits de la reproduction."

Ces questions, a ajouté le Dr. Osotimehin, "doivent être au coeur de l'agenda pour l'après-2015 afin d'assurer que les générations présentes et futures soient faites d'individus résilients, adaptables, novateurs et créatifs, capables d'édifier des sociétés résilientes. Si nous pouvons y parvenir, nous serons en mesure de relever tout défi auquel notre monde est confonté, aujourd'hui et demain."

La session extraordinaire a été tenue pour renouveler l'appui politique au mandat du Caire. Elle a aussi mis en lumière les accomplissements et les lacunes dans la mise en oeuvre du Programme d'action de la CIPD, aussi bien que les priorités de l'action future, sur la base d'un examen récent et approfondi de l'agenda.

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L'UNFPA travaille à réaliser un monde où chaque grossesse est désirée... chaque accouchement est sans danger... et le potential de chaque jeune est accompli.