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Haro sur les violences à l’égard de la gente féminine

24 décembre 2014

Le Burkina Faso a célébré en différé la Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard de la femme qui se tient le 25 novembre de chaque année. La cérémonie a eu lieu le jeudi 18 décembre 2014, à Ouagadougou en présence de la première dame, Marie Kafando.

Coups, mariages précoces, viol, déni de ressources, rapt, etc : les violences faites aux femmes burkinabé et à leurs consœurs d'autres contrées sont nombreuses et diverses. Les Nations Unies définissent les violences faites aux femmes comme «tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée». Au quotidien les femmes sont victimes de maltraitance le plus souvent perpétrée par leur partenaire ou dans leur entourage proche. Selon un rapport de ONU Femmes, une femme sur trois a été victime de violence physique ou sexuelle, environ 120 millions de filles ont été forcées à avoir des rapports sexuels ou à se soumettre à d'autres actes sexuels à un moment donné de leur vie et 133 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine dans le monde. Ces chiffres montrent que malgré les efforts de sensibilisation et la promotion des lois en faveur de la protection des femmes, le fléau perdure et gagne même en intensité.
C'est au regard de cette réalité et en vue d'intensifier la lutte que le Burkina Faso, à l'instar des autres pays, a tenu à commémorer la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard de la femme. Sous le thème «Appropriation de la proposition de loi portant prévention, répression des Violences Faites aux Femmes et aux Filles et prise en charge des victimes», la célébration de la journée a été organisée par le Ministère de la Promotion de la Femme et du Genre en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers dont l'UNFPA. Pour le représentant de l'UNFPA, Dr Mmadou Kanté, le choix de ce thème est à saluer car il interpelle tous les acteurs concernés par la question à aller dans le sens de l'harmonisation des textes nationaux conformément aux engagements pris par le Burkina Faso. En effet les textes juridiques servant de fondement aux femmes pour faire respecter leurs droits sont multiples mais leur mise en œuvre rencontre beaucoup d'obstacles. Il importe donc d'harmoniser ces textes et d'en faciliter leur utilisation par les victimes. La cérémonie a aussi servi de tribune pour la Mme la Ministre de la promotion de la femme et du genre, Angéline Ouédraogo/Boni pour informer et sensibiliser l'opinion nationale et internationale sur le contenu de la loi portant «prévention, répression des violences faites aux femmes et aux filles et prise en charge des victimes» 
Outre la cérémonie officielle présidée par la première dame, Marie Kafando qui a appelé les acteurs à faire de cette lutte une priorité afin que cesse les violences faites aux femmes au Burkina, une projection de film de sensibilisation et des panels ont eu lieu. La commémoration de cette journée le jeudi 18 décembre coïncide avec le 35e anniversaire de l'adoption par le Burkina de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF)

Bénédicte Bama/Toé, Unité de Communication, UNFPA Burkina

Dr Mamadou Kanté, Representant de l'UNFPA Burkina, Parrain de la cérémonie à assurer du soutien constant des partenaires techniques et financiers aux efforts du gouvernement pour lutter contre les violences faites aux femmes

 

 

 

 

 

 

 

La première dame, Mme Ini Marie Kafando  a présidé cette cérémonie de commémoration

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes sont les premiers acteurs de la lutte pour l'élimination des violences faites aux femmes.